Pythagore de Samos était un philosophe grec qui vécut autour 530
avant Jésus Christ, en majeure partie dans la colonie grecque de Crotone
en Italie du sud. Selon la tradition il démontra le premier
l'affirmation (le théorème) qui porte aujourd'hui son nom :
Si un triangle présente des côtés de longueur (a,b,c),
dont (a,b) limitent un angle de 90 degrés ("un angle droit"),
alors :
a2 + b2 = c2
Un angle droit peut se définir comme un des 4 angles formés par le
croisement de deux lignes droites lorsque ceux ci sont égaux. La
réciproque du théorème est également vraie : si les longueurs des trois
côtés (a,b,c) d'un triangle satisfont à la relation ci-dessus,
alors l'angle limité par les côtés a et b est égal à 90
degrés.
Par exemple, un triangle dont les côtés valent a = 3, b
= 4, c = 5 (pouces, pieds, mètres - n'importe) possède un angle
droit, parce que
a2 + b2 = 32 + 42
= 9 + 16 = 25 = c2
Pour construire des angles droits, les bâtisseurs égyptiens de
l'antiquité connaissaient sans doute et utilisaient les triangles "
3.4.5 ") (avec des tiges ou des cordes étalonnées); même de nos jours,
les constructeurs peuvent se servir de ces longueurs pour rectifier un
coin de mur.
Les démonstrations sont nombreuses mais la plus facile est
probablement celle qui est basée sur l'algèbre, en passant par les
identités élémentaires discutées dans la section précédente, soit :
(a + b)2 = a2 + 2ab + b2
(rappel : 2ab signifie 2 fois a fois
b). Par exemple
152 = (10 + 5)2
= 102 + (2)(10)(5) + 52
= 100 + 100 + 25 = 225
et
(a – b) 2 = a2 – 2ab + b2
Par exemple :
52 = (10 – 5)2
= 102 – (2)(10)(5) + 52
= 100 – 100 + 25 = 25
Il est également nécessaire de connaître quelques surfaces simples :
celle d'un rectangle se calcule en multipliant la longueur par la
largeur, par exemple celle de celui qui est dessiné ci dessus vaut ab.
une diagonale le divise en deux triangles à angles droit dont les côtés
courts sont a et b, et dont la surface est donc (1/2) ab.
Regardez maintenant le carré à gauche construit au moyen de quatre
triangles (a,b,c) . La longueur de chacun de ses côtés est (a+b)
et sa surface est donc de (a+b)2.
Cependant, ce carré peut également être scindé en quatre triangles (a,b,c)
entourant un carré de côté c (En toute rigueur, nous devrions
également prouver que ses angles sont droits, mais nous
l'omettrons). Comme montré plus haut la surface de chaque triangle vaut
(1/2)ab, et la surface du petit carré c2. La
grande surface étant égale à la somme de tous ses composants, on peut
écrire :
(a + b) 2 = (4)(1/2)(a)(b) + c2
En remplaçant (a + b)2 par son identité et (4)(1/2)
par 2
a2 + 2ab + b2 = 2ab + c2
Enlevons 2ab de chaque côtés de l'égalité et il reste :
a2 + b2 = c2
On peut arriver au même résultat en utilisant un autre carré, de
surface c2. Comme le schéma de droite le montre, cette
surface peut être divisée en 4 triangles comme auparavant, plus un petit
carré de côté (a-b). Nous obtenons
c2 = (4)(1/2)(a)(b) + (a-b) 2
= 2ab + (a2 – 2ab + b2)
= a2 + b2 Q.E.D.
Q.E.D. signifie "Quod Erat Demonstrandum," pour "ce qui devait être
démontré," en latin : dans la géométrie traditionnelle ces lettres
marquent l'aboutissement d'une preuve. Le travail de Pythagore et des
maîtres suivants de la géométrie grecque (particulièrement Euclide) est
important non seulement par ce qu'ils ont prouvé , mais aussi par
la méthode qu'ils ont développé : Partir de quelques données de
base réputées validées (les "axiomes") et en déduire par la logique
leurs propriétés plus complexes (les "théorèmes"). Les mathématiques
suivent toujours ce même modèle. |